Fatiha :
Rendre visite aux enfants de l’hôpital, voir leur souffrance n’était pas chose facile au début, mais mon attachement à certains enfants a fait de moi une adepte de l’hôpital.
A travers « Sourire d’Espoir », l’un de mes souhaits les plus chers s’est réalisé : vivre non seulement pour moi-même, mais vivre aussi pour une noble cause qu’est celle d’aider les autres et encore plus quand il s’agit d’innocents enfants.
Bouchra :
Consciente que le bonheur ne s'atteint qu'aux côtés d'Allah, que la joie de vivre ne se ressent qu'en offrant ses services à tout être humain en besoin, je n'ai pu qu'adhérer à cette action humaine.
Une satisfaction personnelle et une force intérieure incomparable m'accompagnent à chaque fois que je fais une connaissance d'un enfant cachant dans son petit corps affaibli un nouvel espoir et dans ses lèvres un timide sourire.
Mariam :
L’envie d’aider,
mon amour pour les enfants, le souhait de voir un Maroc
meilleur,… pleins de sentiments et d’aspirations
qui m’envoutaient et m’incitaient à
Agir.
Sourire d’Espoir fût alors le moyen le plus
efficace pour s’exprimer non pas à travers
des paroles inutiles, mais plutôt à travers
l’action.
Jérémy:
C'est au hasard d'une rencontre
avec Mariam (membre actif de l'association) que j'ai
appris l'existence de Sourire d'Espoir. Elle m'a décrit
les actions passées et futures réalisées
par l'association avec une motivation et une passion
communicative. L'animation et le parrainage d'enfants
défavorisés étaient des thèmes
plutôt lointains pour moi et la visite au CHU
de Rabat a été le déclencheur de
mon investissement. Je souhaite à tous de rencontrer
ces enfants hospitalisés et de voir dans leurs
yeux, le bonheur que leur apporte l'association Sourire
d'Espoir.
Des enfants, des souvenirs, des mots du fond du cœur...
dans ma mémoire. Que Dieu protège son âme.
Maissae:
Ikram, une petite fille (7 ans)
de l'oncologie que je garderais toujours dans mon cœur.
Atteinte d'une tumeur à un stade avancé,
était toute fragile et avait des yeux tous rouges.
La première fois qu'elle a participé à
nos activités, c'était nous qui l'avions
encouragée à le faire après de
bons moments d'hésitation à quitter sa
chambre… sinon elle n'aurait jamais osé venir
toute seule à la salle. Isolée dans son
banc, elle ne prenait aucune initiative. Les autres
enfants se servaient, tout naturellement, des crayons
et papiers déposés sur la table qui les
réunissait… elle… elle restait figée et
ne bougeait pas le doigt … elle faisait l'exception…
Nous lui avons accordé, donc, une attention particulière
pour lui faire ressentir la confiance nécessaire
à s'exprimer et partager de bons moments avec
les enfants… Et nous avions bien réussi, grâce
à Dieu… La preuve : le weekend d'après,
elle nous attendait à la porte de la salle avec
les autres enfants… Isolée dans son coin oui…
mais elle était là quand même… c'était
assez clair qu'elle avait apprécié cette
chaleur de groupe, même si elle restait, malgré
tout, limitée dans ses réactions… elle
faisait des efforts… Chose qui nous faisait beaucoup
plaisir. Le 4ème weekend, elle n'est pas venue
aux activités… En la cherchant dans sa chambre,
on m'avait dit qu'elle avait quitté l'hôpital…
Ca m'a fait de la peine de n'avoir pas pu lui dire au
revoir avant son départ… Un mois plus tard, alors
que nous faisions le tour des chambres, je l'ai retrouvée
toute affaiblie et pâle… En nous voyant, elle
a fait un tout petit sourire qui, même s'il était
plein de douleurs, exprimait bien sa joie à nous
revoir… un sourire qui m'avait tellement touchée
que je n'arriverais pas à oublier… C'étaient
‘ses derniers jours de vie', m'avait annoncé
sa pauvre maman… Ikram était, malheureusement,
condamnée…Dieu, tout puissant, a voulu mettre
terme à ses douleurs … C'était la dernière
fois que je l'ai revue… Malgré la tristesse que
j'éprouve à cause de son départ,
que Dieu protège son âme, je reste persuadée
que nous avons réussi à lui embellir au
moins quelques moments de son séjour à
l'hôpital… Et c'est notre principal objectif…
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