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Pourquoi Sourire d'Espoir?

Fatiha :
Rendre visite aux enfants de l’hôpital, voir leur souffrance n’était pas chose facile au début, mais mon attachement à certains enfants a fait de moi une adepte de l’hôpital.
A travers « Sourire d’Espoir », l’un de mes souhaits les plus chers s’est réalisé : vivre non seulement pour moi-même, mais vivre aussi pour une noble cause qu’est celle d’aider les autres et encore plus quand il s’agit d’innocents enfants.

Bouchra :
Consciente que le bonheur ne s'atteint qu'aux côtés d'Allah, que la joie de vivre ne se ressent qu'en offrant ses services à tout être humain en besoin, je n'ai pu qu'adhérer à cette action humaine.
Une satisfaction personnelle et une force intérieure incomparable m'accompagnent à chaque fois que je fais une connaissance d'un enfant cachant dans son petit corps affaibli un nouvel espoir et dans ses lèvres un timide sourire.

Mariam :
L’envie d’aider, mon amour pour les enfants, le souhait de voir un Maroc meilleur,… pleins de sentiments et  d’aspirations qui m’envoutaient et m’incitaient à Agir.
Sourire d’Espoir fût alors le moyen le plus efficace pour s’exprimer non pas à travers des paroles inutiles, mais plutôt à travers l’action.

Jérémy:
C'est au hasard d'une rencontre avec Mariam (membre actif de l'association) que j'ai appris l'existence de Sourire d'Espoir. Elle m'a décrit les actions passées et futures réalisées par l'association avec une motivation et une passion communicative. L'animation et le parrainage d'enfants défavorisés étaient des thèmes plutôt lointains pour moi et la visite au CHU de Rabat a été le déclencheur de mon investissement. Je souhaite à tous de rencontrer ces enfants hospitalisés et de voir dans leurs yeux, le bonheur que leur apporte l'association Sourire d'Espoir.

Des enfants, des souvenirs, des mots du fond du cœur...

Sofia:
C'était un enfant de 12 ans d'origine Kalaat Sraghna. Atteint du cancer, il a assisté une seule fois à nos activités à l'hôpital. Pourtant, Badr avait attiré l'attention de tous ceux présents. Nous avions tenté en vain de le faire participer aux travaux de bricolage et coloriage, mais il s'est contenté d'observer en silence les autres enfants faire.Son état s'est malheureusement très vite détérioré et vu sa faiblesse, il lui est devenu impossible de se déplacer à la salle d'activités. Ainsi, a la fin de chaque séance, je passais le voir  en portant avec moi un modèle de chaque bricolage préparé le jour en question (masque, oiseaux,....) Ceci lui faisait vraiment plaisir. Et il me gratifiait à chaque fois d'un sourire magnifique. Un après-midi, en passant pour nous enquérir de son état, nous avons appris que Badr était condamné et qu'il avait commencé un traitement palliatif. Il m'était très difficile de savoir  que cet enfant, très doux et très calme de nature, n'avait plus d'espoir de guérir et devait quitter l'Hôpital afin de passer ses derniers jours auprès de sa famille. Badr a rendu l'âme quelques jours plus tard. Le regard de Badr restera à jamais gravé
dans ma mémoire. Que Dieu protège son âme.

Maissae:
Ikram, une petite fille (7 ans) de l'oncologie que je garderais toujours dans mon cœur. Atteinte d'une tumeur à un stade avancé, était toute fragile et avait des yeux tous rouges. La première fois qu'elle a participé à nos activités, c'était nous qui l'avions encouragée à le faire après de bons moments d'hésitation à quitter sa chambre… sinon elle n'aurait jamais osé venir toute seule à la salle. Isolée dans son banc, elle ne prenait aucune initiative. Les autres enfants se servaient, tout naturellement, des crayons et papiers déposés sur la table qui les réunissait… elle… elle restait figée et ne bougeait pas le doigt … elle faisait l'exception… Nous lui avons accordé, donc, une attention particulière pour lui faire ressentir la confiance nécessaire à s'exprimer et partager de bons moments avec les enfants… Et nous avions bien réussi, grâce à Dieu… La preuve : le weekend d'après, elle nous attendait à la porte de la salle avec les autres enfants… Isolée dans son coin oui… mais elle était là quand même… c'était assez clair qu'elle avait apprécié cette chaleur de groupe, même si elle restait, malgré tout, limitée dans ses réactions… elle faisait des efforts… Chose qui nous faisait beaucoup plaisir. Le 4ème weekend, elle n'est pas venue aux activités… En la cherchant dans sa chambre, on m'avait dit qu'elle avait quitté l'hôpital… Ca m'a fait de la peine de n'avoir pas pu lui dire au revoir avant son départ… Un mois plus tard, alors que nous faisions le tour des chambres, je l'ai retrouvée toute affaiblie et pâle… En nous voyant, elle a fait un tout petit sourire qui, même s'il était plein de douleurs, exprimait bien sa joie à nous revoir… un sourire qui m'avait tellement touchée que je n'arriverais pas à oublier… C'étaient ‘ses derniers jours de vie', m'avait annoncé sa pauvre maman… Ikram était, malheureusement, condamnée…Dieu, tout puissant, a voulu mettre terme à ses douleurs … C'était la dernière fois que je l'ai revue… Malgré la tristesse que j'éprouve à cause de son départ, que Dieu protège son âme, je reste persuadée que nous avons réussi à lui embellir au moins quelques moments de son séjour à l'hôpital… Et c'est notre principal objectif…